The Loire Tour 2025 by ombiasy WineTours took place from Sunday,
October 5 to Thursday, October 16, 2025. The tour started in Nantes and
ended in Sancerre, with a bus transfer and lunch in Paris. There were 9
of us including Annette and myself.
Annette and I
arrived in Nantes in the evening of Friday, October 3, 2025. The next
morning after breakfast, I went with Naomi and John to the Talensac
Market, while Annette stayed at the hotel to prepared for the tour. We had lunch at the Taverne Royale, with Annette and David and dinner at Restaurant L'Océanide (Bib Gourmand Michelin).
Michelin Guide - Bib Gourmand
Roasted scallops with cabbage and crunchy buckwheat, red mullet in a
shellfish jus... L'Océanide certainly maintains close ties to the sea,
although the menu also features duck foie gras simply ‘cuit au naturel’
and veal kidneys sautéed with shallots. Chef David Garrec sources his
produce from the famous Talensac Market next-door, hence the
unmistakable freshness of the fish! The authentic 1950s vintage interior
oozes old-fashioned charm by the bucket load.
Gault&Millau 11.5/20
As
the years go by, the regulars remain faithful to the ritual of seafood
cuisine perfected by David Garrec for a quarter of a century. Nothing
changes, least of all the quality of the arrivals, which offer these
beautiful, unflappable classics: roasted scallops with agata emulsion,
roasted wild sea bass with shiitake and tangy brown jus, stone
cuttlefish with thyme butter, before kidneys with shallots or veal
sweetbreads with baby vegetables. During the festive season, you can add
a few truffles and start with foie gras. The €35 Marché menu is a good
introduction to this wise demonstration of savoir-faire.
Gilles Pudlowsky
A un angle de rues roulantes, au cœur de Nantes, non loin du château
des ducs de Bretagne et du marché de Talensac, sa maison détonne. On
pourrait être chez « vieux de vieux ». On est chez David Garrec, à
l’Océanide, un lieu, comme son nom l’indique avec son décor années 1950,
avec son beau bar au comptoir en étain et bois écussonné, ses
banquettes en moleskine et ses tables bien nappées. Ce qui faisait jadis
« rétro kitsch » fait désormais « vintage clin d’œil ». Et le lieu, à
l’évidence, ne manque pas de charme.
Le service est alerte, sous la houlette d’Angélique, native du
Guéméné-Penfao. David Garrec, pur bigouden, natif de Pont l’Abbé, issue
d’une famille de gens de là-bas. Papa, natif de Penmarch, était marin
pêcheur et sa mère, issue, elle, de Plozévet, était femme au foyer. Il
entre en cuisine à 14 ans en pré-apprentissage à l’Enclos de Rosveign
avec Jean-Pierre Stephan, où il apprend le produit et son maniement
délicat, puis reste quatre ans à l’école hôtelière, rentre en cuisine
chez Gérard Boyer aux Crayères le trois étoiles à Reims.
Il a dix-huit ans, mais Stephan le présente « comme un fou de
cuisine ». Il y reste un et demi, revient en cuisine chez Adolphe
Bosser au Goyen à Audierne, le grand homme de la mer alors à la pointe
du Finistère. Il s’évade alors avec Pierre Gagnaire, y découvre un
cuisinier inspiré, « La folie des mélanges. On ne savait jamais comment
commence un service, ni comment il allait finir ». Il se retrouve
ensuite en Suisse, à l’Ermitage de Kusnacht, aux côtés d’Edgar Bovier,
alors conseillé par Dominique le Stanc. Il y pratique une cuisine
méditerranéenne avec des produits de haut niveau. Il est chef de partie
tournant.
Il revient en Bretagne, à Nantes, à l’Atlantide, au-dessus de la
Chambre de Commerce dessiné par Wilmotte, avec Pierre Lecoutre. Il y
reste deux ans, fait un essai à Paris, aux Elysées du Vernet, avec Alain
Solivérès, ne s’y plaît guère. « .Métro, Boulot, dodo, ce n’était pas
mon style de vie ». Il y obtient ensuite sa première place de chef à
l’hôtel de France à Camaret., part ensuite à la Fontaine des Bretons.
Puis il se retrouve à l’Océanide, le 1er mars 2001. C’est le
début d’une nouvelle vie. Il a choisi de Nantes qui est « près de tout
et loin de rien, 40 mn de la mer, 20 mn du vignoble et 2h de Paris ».
Il transforme progressivement une table dévouée aux tablées
bourgeoises, largement poissonnière, dédiée au beurre blanc, en
établissement moderne, mais sans provocation. Son truc ? Les bons
produits du proche marché de Talensac, les poissons, coquillages et
crustacés de l’île d’Yeu, de St Guénolé, Lorient, Erquy ou le Guilvinec,
les légumes anciens des Méchinaud, le foie gras de chez Frédéric Masse.
Bref que du très bon, avec lequel, comme dit Bocuse, on fait forcément
du bon.
Ce qu’on goûte chez lui ? Les noix de saint-jacques rôties au beurre
et craquant au blé noir, le crabe décortiqué tiédi au jus de coquillages
et queues de langoustines, le pavé de saint-pierre poêlé aux oreilles
de judas (un champignon noir d’origine asiatique) sauce basilic ou
encore le bar sauvage au jus de coquillages et le joli couplet sur le
pavé turbot sauvage rôti aux petits oignons qui mélangent le beurre de
cuisson avec l’huile d’olive, manière de donner un goût de noisette sur
le côté du poisson et de lier aussi ses deux inspirations, Ouest et Sud,
revoyant la tradition bretonne à sa manière légère.
On vient chez lui manger léger et frais, se délecter de la pêche du
moment (un pavé de merlu aux girolles et oignons cives), sans omettre
les grands classiques retrouvés avec le beurre blanc, qu’on appelait
beurre nantais, qui accompagne merveilleusement le sandre sauvage.
Bref, David convainc aisément par son sérieux et sa fraîcheur. Il
régale, au gré de menus malicieux et peu chers (il se fait un point
d’honneur de servir un menu à moins de 20 €) et propose des desserts
fort digeste qui sont la fraîcheur. Comme le soufflé glacé au fromage et
coulis d’orange ou les figues fraîches rôties au rivesaltes. Il est
temps de découvrir Garrec, le modeste qui s’affirme.
Arriving
Aperitif
Menu
Amuse Geule
First
Second
Wine
Dessert
Good Night
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